Les Échos du Silence
Dans le jardin que le vent délaisse,
Là où soupirent les rosiers fanés,
Je marche seul, l’âme en détresse,
À la recherche de nos pas mêlés.
Le ciel s’effrange en teintes d’orage,
Le jour décline sans dire un mot.
Chaque seconde est un long naufrage
Dans l’océan d’un cœur à fleur d’eau.
Je me souviens, près du vieux platane,
Ta voix dansait comme un doux refrain,
Et tes regards, clairs comme une aube diaphane,
Effaçaient l’ombre des lendemains.
Mais le temps, cruel alchimiste,
Change l’or tendre en cendres froides,
Et dans la brume, comme un artiste,
Il peint l’oubli sur ce qui rôde.
Les saisons passent, drapées de silence,
L’hiver revient, plus long, plus dur.
Je tends la main vers ton absence,
Mais ne cueille que des murs trop mûrs.
Pourtant parfois, au bord d’un rêve,
Quand le monde semble se taire,
Je sens ton souffle, je le crève,
Ce voile d’air, ce fil éphémère.
Alors mon cœur, comme une flamme,
Se ranime au feu de ta mémoire,
Et je deviens, tout entier
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